Les coups de cœur du confinement #6

Hello chers lecteurs, lectrices, voici une nouvelle édition des lectures et coups de cœur de vos chères bibliothécaires des mois de Décembre et Janvier pour bien commencer l’année !

Le Financier en Chef – David Zaoui

Une comédie savoureuse de David Zaoui !

Les épaules voûtées et les mains dans les poches, je m’interrogeais : où vont tous les rêves empêchés des hommes ? Que deviennent-ils ? Y a-t-il un endroit qui les accueille, les recycle ? Sont-ils les nuages mouvants dans le ciel ?

Jackson Zerbib rêve de devenir un grand cinéaste. Il écrit des scénarios, tous aussi farfelus les uns que les autres, met en scène le quartier dans lequel il vit et ses habitants… Mais le temps passe sans que son rêve se réalise. Il devra alors trouver « un vrai travail « quitte à se créer un CV sur mesure, qui lui permettra, contre toute attente, d’être engagé comme directeur financier dans une start-up. Pour dissimuler son incompétence, il va alors se transformer en cuisinier pour concocter à ses collègues de bons petits plats.

C’est drôle, léger, absurde, gourmand, mais aussi plein de tendresse.

Un bel hommage aux rêveurs !

Recommandé par Valérie (de Viry)

La maison aux oiseaux – Allan Stratton

Madi est ma meilleure amie, sauf que je la déteste. Quand on était petites, elle décidait avec quels jouets j’avais le droit de jouer. Maintenant, elle décide avec qui je peux être amie, c’est-à-dire personne, à part les filles cool qui s’assoient à sa table à la cafétéria. Sauf que ce ne sont pas mes amies. Elles ne m’invitent pas à leurs soirées, et je dois rire avec elles quand Madi se moque de mes fringues de récup’ et de l’endroit où je vis. Quel genre de loser peut supporter ça ? Quelqu’un comme moi, apparemment.

Harcelée par sa cousine, rejetée par ses camarades et incomprise de ses parents, Zoé Bird entretient une relation très forte avec sa grand-mère, qui perd peu à peu la tête.

Lorsque ses parents placent la grand-mère dans une maison de retraite, Zoé décide que le moment est venu de se libérer. Elle fait sortir clandestinement sa grand-mère de la maison de retraite, et, ensemble, elles partent dans un voyage à travers le pays à la recherche de l’oncle de Zoé dont personne n’a de nouvelles depuis longtemps. Mais la dure réalité et les secrets de famille bien enfouis vont s’inviter sur leur chemin…

Beau et émouvant livre, dont Zoé est la narratrice, où il est à la fois question d’adolescence et de vieillesse difficile, mais surtout de complicité entre une petite fille et sa grand-mère. A l’issue d’un périple à Toronto, elles retrouveront oncle Teddy pas

tout à fait comme Zoé l’attendait. L’auteur aborde un nouveau sujet délicat avec sensibilité et délicatesse.

C’est décidemment un très beau roman et un Coup de coeur

Recommandé par Valérie (de Viry)

Histoires de la nuit – Laurent Mauvignier

Bientôt , il y aura la mort qui s’invitera dans le hameau comme elle s’invite partout , car elle est partout chez elle , chez elle quand elle veut , prenant ses aises dans des appartements où elle n’avait jamais posé les pieds ni daigné lancer un coup d’oeil ; soudain chez elle , comme une reine sans pudeur et sans gêne, vaguement obscène, laissant hagards et démunis tous ceux qui avaient cru un instant qu’elle les avait oubliés. 

Histoires de la nuit est un étonnant huis clos de plus de 600 pages qui se déroule principalement sur une journée. Nous suivons les préparatifs de la fête d’anniversaire, une surprise organisée par Patrice et Ida pour les 40 ans de Marion. Mais rien ne va se passer comme prévu avec l’arrivée de 3 hommes armés bien décidés à rester.

Laurent Mauvignier prend le temps de nous décrire ce hameau tranquille où ne vivent plus que 4 personnes : Christine, peintre qui a quitté sa vie parisienne pour se consacrer à son art, et la famille Bergogne : Patrice, éleveur, Marion, employée dans une imprimerie et Ida, leur fille âgée de 10 ans. L’auteur décortique les personnages, leurs émotions, nous dévoilant peu à peu leur histoire, leurs secrets et leurs zones d’ombres, comme s’il voulait nous les rendre familiers, jusqu’au moment où tout bascule, que le rythme s’accélère et qu’à contrario le temps s’étire.

La tension et l’angoisse montent jusqu’au drame final. Ce roman noir est singulier par sa densité et ses longues phrases rythmées, qui participent à l’atmosphère sombre, menaçante, et à l’impression que cela ne va jamais s’arrêter.

Recommandé par Valérie (de Viry)

Broadway Limited, Un dîner avec Cary Grant – Malika Ferdjoukh

– Mais le théâtre existe pour cela, petite Page. Et tous les livres du monde. Et tous les films. Les poèmes. Les chansons, même. Ils disent pour nous les mots que l’on ne sait pas dire. Il faut les écouter. S’en servir. Les redire.

Dans le New York des années 1940, dans la Pension Giboulée, réservée aux filles, nous assistons aux destins croisés de six artistes en herbe, toutes plus attachantes les unes que les autres, avec chacune leur part de mystère.

Malika Ferdjoukh nous entraîne dans leur quotidien, entre espoirs et rêves de gloire.

Avec ce roman, premier tome d’une série, l’auteur nous invite dans un monde à part, références musicales et cinématographiques à la clé. Et quelques invités surprises y font leur apparition…

Gros coup de cœur pour ce roman choral, qui nous plonge complètement dans le monde d’après-guerre.

Recommandé par Elise (d’Ablon)

Heurs et malheurs du sous-majordome Minor – Patrick deWitt

-Je ne vais pas rentrer à Bury, mon père.

-Quoi ? Et pourquoi pas ?

-En fait, je cherche à retrouver une fille, mon père. Il se trouve que je suis tombé amoureux. »

Le père Raymond se pencha vers lui. « Amoureux, tu dis ?

-Oui.

-Et ça se traduit comment ? Je me suis souvent posé la question ?

-C’est à la fois un moment de gloire et une terrible souffrance.

-Ah bon ? Tu ne recommanderais pas à quelqu’un de le vivre alors ?

-Oh si, je le recommanderais vivement. Ce n’est pas pour les âmes sensibles, c’est tout. »

Durant ce re confinement, j’ai lu une histoire à l’humour noir et absurde comme je l’aime. Il s’agit du livre Heurs et malheurs du sous-majordome Minor de Patrick de Witt, l’auteur du fameux livre Les frères Sisters, adapté au cinéma par Jacques Audiard.

Revenons à notre sous-majordome… poste improbable que peut représenter le poste de majordome du majordome !
Il s’appelle Lucy Minor et il est perçu par son entourage, comme quelqu’un de très insignifiant. C’est vrai qu’il est un peu mythomane, mais il a une force de caractère qui va le mener à la rencontre de toutes sortes de personnes mais surtout à… l’amour.

J’ai beaucoup aimé ce livre pour deux raisons. La première, est celle qui m’a donné envie de le lire : les quatre premières phrases du livre :

“Qu’espères-tu de l’existence, Lucy ?
— Ne pas mourir.
— Au-delà de ça. Si tu restes en vie, que souhaiterais-tu qu’il advienne ?
— Que quelque chose m’arrive.”

La seconde raison, est mon affection toute particulière pour les héros antipathiques et les histoires absurdes.

Regardez l’allure de ce livre haut tout en longueur… comme les majordomes incarnés dans les fictions cinématographiques.

Voici un aperçu de l’histoire avec le résumé plus détaillé qu’en fait la maison d’édition :

 » Mal-aimé, méprisé, mais bien décidé à forcer son destin, le jeune et délicat Lucien Minor, dit Lucy, quitte sans regret sa bourgade natale pour aller prendre l’improbable poste de sous-majordome au château von Aux, lugubre forteresse sise au coeur d’un massif alpin. Avec pour tout bagage son costume râpé et une pipe nouvellement acquise dont il ne sait se servir sans provoquer l’hilarité générale, le voilà qui fait son entrée au château sous la houlette de l’énigmatique M. Olderglough. Très peu sollicité, Lucy a tout le loisir de découvrir que ces lieux inquiétants, en apparence inhabités, recèlent les plus noirs secrets, et de faire la connaissance d’une population locale haute en couleur : voleurs invétérés, fous à lier, aristocrates dépravés, mais surtout Klara, dont il tombe éperdument amoureux, se plaçant ainsi en périlleuse concurrence avec le bel Adolphus.
Commence alors un conte grinçant dont les protagonistes incarnent une étrange humanité toute pétrie de mensonges, de désirs malins et d’une perversité parfois érotique qui sidèrent Lucy quand il n’en est pas lui-même l’agent. Après le succès des Frères Sisters, le talentueux Patrick deWitt nous offre une comédie de moeurs des plus noires, une aventure électrisante entre dérision, fantaisie et cruauté ».

Recommandé par Glwadys (de Villeneuve-saint-George)

A très bientôt pour une nouvelle sélection !

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