La Musique Funk: On the One!

Comment James Brown a révolutionné toute la musique afro américaine du XXème siècle.

Le funk est un genre musical ayant émergé au début des années 50 aux États-Unis, dans la lignée du mouvement hard bop (un style de jazz qui succède au Bebop), et qui s’est développée au cours des années 1960 et 1970.

Selon certaines interprétations, le terme funk proviendrait de l’argot anglo-américain funky, qui signifie littéralement « puant », « qui sent la sueur », reproche traditionnellement adressé aux noirs par les racistes, et repris ensuite à leur compte par les artistes noirs tel que Horace Silver dans son morceau Opus de Funk (1953).

Le funk se caractérise par la prédominance de la section rythmique (guitare, basse, batterie) qui joue des motifs syncopés, la présence fréquente de cuivres ou de saxophones sur des ponctuations rythmiques (riffs) ou bien des solos, et de manière générale, par la grande place accordée aux instruments.

À l’instar des joueurs de hard bop, les musiciens de funk construisent une œuvre collective autour de la section guitare, basse et batterie qui jouent le groove, une figure rythmique extensible et modulable à volonté qui permet aux vocalistes et instrumentistes d’intervenir à volonté.

James Brown développe à la fin des années 1960, un nouveau genre basé sur :« The One » (c’est-à-dire l’appui rythmique sur le premier temps).

James Brown, synthétise toute la musique noire américaine du xxe siècle et est considéré comme le parrain du funk.

Pendant cette période funk (1967-1974), James Brown nomme quatre chefs d’orchestre successifs :

Nat Jones (batterie, 1966-1967), Maceo Parker (sax alto, 1967-1968), Pee Wee Ellis (sax ténor, 1968-1970) et Fred Wesley (trombone, 1970-1974).

En 1967, Cold Sweat pose le premier jalon du funk. Les critiques voient dans cette chanson un point d’orgue de la musique des années 1960 et 1970, considérant le titre comme une démarcation au niveau des paroles et de l’arrangement musical.

À partir de Cold Sweat, et jusqu’au début des années 1970, toutes les chansons de James Brown font place à l’affirmation de soi, à l’entraide communautaire et à la sexualité. Le funk s’impose comme une illustration de la dure réalité des ghettos urbains qui s’ouvre sur les assassinats de Malcolm X en 1965 et de Martin Luther King en 1968 : le funk et les droits civiques marchent main dans la main.

Le nouveau son de James Brown, le funk, qui va atteindre l’apothéose entre 1969 et 1974, se caractérise par un son brut et sans fioritures, des rifs de cuivres puissants, une basse amplifiée, une batterie qui donne la pulsation de l’orchestre et un chant incantatoire.

Belkacem Meziane est l’auteur de « One the One! l’histoire du funk en 100 albums ». Il est musicien professionnel, enseignant, conférencier et chroniqueur pour Soul Bag et New Morning Radio.

Retrouvez en présentiel Belkacem Meziane le Vendredi 8 Octobre 2021 à 20h à la médiathèque de Viry Chatillon pour une conférence sur la musique Funk. Sur réservation au 01 69 12 64 50 place limitée.

Profitez des 24 titres de la playlist funk. Passer donc la première vidéo; et oui celle ci ne sert que pour la diffusion du direct du 8 octobre.

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